albertu

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Posté le: 26-04-2008 07:34
Pour contribuer au débat, voici la conclusion de l'article sur Napoléon III, dans Wikipedia :
"Mal connu de nos jours, le Second Empire correspond pourtant à l'une des plus formidables époques de développement et de prospérité que la France ait connue.
Du point de vue économique, le pays s'est doté d'infrastructures modernes d'un système financier, bancaire et commercial novateur et a rattrapé en 1870 son retard industriel sur le Royaume-Uni, en partie grâce à la politique volontariste de l'empereur et à son choix du libre-échange.
Concernant l'urbanisme, Napoléon III est le commanditaire des travaux d'Haussmann à Paris, qui ont fait de cette ville réputée pour sa saleté au milieu du XIXe siècle, l'une des plus belles capitales du monde.
Cette période fut aussi très productive au niveau littéraire, de Flaubert à George Sand ou aux frères Goncourt (Edmond et Jules). Cette littérature florissante ne doit cependant pas faire oublier le maintien de la censure qui condamne un certain nombre de créations originales, parmi lesquelles, les Fleurs du Mal et Madame Bovary. L'Opéra Garnier illustre l'importance accordée au monde du spectacle, élément de la « fête impériale ». Passionné d'histoire (on lui doit une monumentale Histoire de Jules César), l'Empereur a aussi joué un rôle-clef dans la mise sur pied d'une véritable archéologie nationale, avec la création du musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye et l'essor donné aux fouilles de Gergovie, Alésia et Bibracte.
Les progrès sociaux furent aussi indéniables: droit de grève et d'organisation des salariés (ancêtres de syndicats) accordés en 1864, élévation du niveau de vie des ouvriers et des paysans, soupes populaires organisées pour les pauvres, premiers systèmes de retraites et d'assurance-handicap pour les ouvriers, développement de l'éducation de masse, notamment pour les filles sous l'impulsion de l'impératrice Eugénie, qui a aussi fortement soutenu les travaux de Louis Pasteur et de Ferdinand de Lesseps, qui aboutiront respectivement au vaccin contre la rage et au canal de Suez, inauguré en 1869.
Le régime de Napoléon III fut cependant longtemps discrédité dans la mémoire collective nationale. Il le dut à son caractère resté longtemps autoritaire et répressif (même si l'homme n'a personnellement rien de brutal ni de sanguinaire) et à sa fin sans gloire dans la désastreuse guerre franco-prussienne, immédiatement suivie par la guerre civile lors de la Commune de Paris. Même ses réussites ne sont pas nécessairement dénuées d'aspects ambivalents, critiqués par les contemporains. Un écrivain tel Zola rappela ainsi dans ses romans la spéculation effrénée et la corruption nées de l'haussmanisation et de la flambée boursière (La Curée, L'Argent), le choc que l'irruption des grands magasins représenta pour le petit commerce (Au Bonheur des Dames), la dureté des luttes sociales sous Napoléon III (Germinal).
Forgée par une génération en lutte contre le Second Empire, la IIIe République ne pouvait que faire de Napoléon III un repoussoir. L'œuvre de Victor Hugo, bâtie sur l'opposition permanente entre la gloire de Napoléon Ier et la bassesse tyrannique prêtée à Napoléon III, contribua considérablement à asseoir l'image d'un despote médiocre et sans scrupules. Le précédent d'un président devenu empereur rendit aussi impensable jusqu'en 1962 toute élection du chef de l'État au suffrage universel direct. François Mitterrand comparaît ainsi avec virulence De Gaulle à Napoléon III pour instruire le procès des institutions de la Ve République (Le Coup d'État permanent, 1964). Ce n'est que dans les années 1980-1990 que l'historiographie contemporaine réhabilita en bonne partie Napoléon III et son règne, sans chercher non plus à nier les contradictions et les limites de l'homme et de l'œuvre."
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