houba173

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Posté le: 26-04-2008 07:14
Non rassures toi, je ne retiens pas que cela sur cet homme
Napoléon III, devenu empereur en 1852 suite au coup d’Etat du « 18 brumaire », qui mit sur pied une politique autoritaire (1852-1859), puis libérale (1860-1869).
Sa politique autoritaire pouvait se résumer ainsi : répression des opposants républicains et déportation en Algérie, mise en place d’une constitution peu démocratique qui prit le contre pied de celle de 1848 (les ministres ne dépendent que du président, le peuple est convoqué en plébiscite, les fonctionnaires prêtent serment au président, l’empereur est maître de l’exécutif) et d’un système électoral uninominal fondé sur la « candidature officielle » par peur d’une dispersion des voix, affaiblissement du pouvoir législatif par une division en deux assemblées, le Corps législatif et le Sénat, absence de séparation des pouvoirs, mise en place d’un régime policier, restriction des libertés publiques, notamment de la presse (décret du 17 février 1852), et surveillance de l’enseignement.
Et aussi sa politique « populiste ». L’Empereur souhaitait satisfaire les intérêts des classes « laborieuses » et celles des classes « élevées », la haute bourgeoisie et l’aristocratie, ralliées à lui, par peur de l’anarchie. Pour obtenir ce large consensus, il utilisa tous les moyens d’actions dont il disposait, à commencer par ses préfets, et a favorisé l’alliance du trône et de l’autel, en augmentant l’influence de la religion, sur laquelle il comptait pour combattre la propagande révolutionnaire.
Enfin, sa politique économique libérale. En effet, l’Empereur considérait que, sans commerce, l’industrie était stationnaire, et estimait que le progrès économique entraînait le progrès social et permettrait ainsi l’extinction du « paupérisme ». Favorable au libre-échange, (libre circulation des marchandises et des capitaux), il stimula l’industrie, développa un capitalisme financier en créant de nombreuses sociétés bancaires, notamment les banques d’affaires, multiplia les moyens d’échange pour rendre le commerce florissant, et signa un traité de libre échange en 1860 avec l’Angleterre favorisant la concurrence.
Ainsi, Le sire de Fich ton Kan défendait une sorte de libéralisme autoritaire qui emprunte davantage aux valeurs napoléoniennes qu’aux valeurs authentiquement républicaines et démocratiques. Certes, le régime de Napoléon III n’était pas un régime fasciste, mais ne peut pas pour autant être qualifié de profondément républicain et démocratique : les sénateurs étaient nommés à vie par le président, le président du Sénat nommé par l’Empereur, le président transformé en empereur héréditaire, les maires nommés par le préfet, le procureur général chargé d’envoyer des rapports sur l’état d’esprit de la population
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